Il contribue à lutter contre les îlots de chaleur, à favoriser la biodiversité, à améliorer la qualité de vie et même à nourrir les populations. Bref, l’horticulture est en pleine transformation. Les formations qui y mènent doivent suivre le mouvement.
À l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), le programme Paysage et commercialisation en horticulture ornementale, mieux connu sous l’acronyme PCHO, change justement de nom cet automne. Offert au campus de Saint-Hyacinthe, ce programme devient Aménagement du paysage et des espaces verts.
Ce changement peut sembler anodin, mais il traduit une évolution importante du secteur. Créé en 1996, le programme a été conçu à une époque où l’horticulture ornementale occupait une place centrale dans l’industrie. Or, les besoins ont changé, tout comme les métiers s’y rattachant.
Pour les futurs étudiants, l’ancien titre pouvait aussi être difficile à décoder. Le mot « paysage » demeurait assez large et « commercialisation » pouvait laisser croire à une formation principalement axée sur la
vente.
Un quotidien beaucoup plus diversifié
Conception de jardins et de plans d’aménagement, gestion de projets, entretien et gestion d’espaces verts, arboriculture, agriculture urbaine, phytotechnologies ou gestion d’un centre de jardinage : les possibilités sont nombreuses. Les diplômés peuvent notamment agir comme superviseurs, concepteurs, gestionnaires de projets, technologues, inspecteurs ou conseillers techniques.
Et ces emplois prennent une nouvelle dimension, à l’heure où les municipalités, les entreprises et les citoyens cherchent des façons de rendre les milieux de vie plus verts et plus résilients. Les professionnels de l’horticulture participent concrètement à ces changements. À ce titre, plusieurs de ces métiers peuvent être considérés comme des emplois verts.
Les perspectives sont d’ailleurs intéressantes. Selon le métier, elles sont jugées bonnes à excellentes, notamment en raison du manque récurrent de diplômés collégiaux qualifiés.
Le nouveau nom du programme est donc plus qu’un exercice de vocabulaire. Il vise à mieux faire comprendre la diversité du secteur et à attirer une nouvelle génération vers des métiers qui se trouvent au croisement de l’aménagement, de l’environnement et du végétal.
Penser le paysage autrement
À l’ITAQ, cette vision se reflète également dans l’approche pédagogique PUUR Paysage, développée depuis une dizaine d’années. Unique à l’Institut, celle-ci amène les étudiants et étudiantes à réfléchir à la fonction des végétaux et à la contribution des espaces aménagés plutôt qu’à leur seule apparence.
Un arbre peut fournir de l’ombre. Une haie peut favoriser la biodiversité. Un aménagement végétalisé peut contribuer à réduire la chaleur en ville. Un espace vert peut aussi améliorer le bien-être d’une communauté.
L’horticulture de demain ne consiste donc plus seulement à embellir nos milieux de vie. Elle participe à leur transformation. Et c’est précisément ce que le nouveau nom du programme veut mettre en lumière.
Cet article a d’abord été publié dans la Terre de chez nous du 16 septembre 2026.
*Sur la photo du haut : Un projet d’aménagement fait par les étudiants et étudiantes du programme Aménagement du paysage et des espaces verts, au Jardin Daniel A. Séguin. Crédit : Véronique Pepin, ITAQ
Équipe du programme Aménagement du paysage et des espaces verts