L’équipe a dans le viseur le Concours international de conception de tracteurs à l’échelle 1/4 pour étudiants, qui aura lieu au cours de l’été 2026 en Illinois, aux États-Unis.
Cet événement, sous la gouverne de l’American Society of Agricultural and Biological Engineers, rassemble 28 équipes de facultés d’agriculture d’universités canadiennes et américaines. Il a été mis sur pied pour développer des connaissances pratiques et obtenir une expérience de conception concrète.
Les étudiants qui y participent doivent concevoir et fabriquer un mini-tracteur afin de maximiser ses performances lors d’une série de défis. Un panel d’experts de l’industrie évalue chaque conception en matière d’innovation, de fabricabilité, de facilité d’entretien, de sécurité, de niveau sonore et d’ergonomie.
Le mandat est exigeant. À partir d’un moteur et de pneus, tout le reste doit être imaginé, conçu et assemblé selon des règles strictes. Chaque décision technique compte. Mais au-delà de la performance, ce projet représente un véritable laboratoire d’apprentissage. Les connaissances acquises en classe prennent ici tout leur sens : conception, dessin technique, fabrication, mais aussi gestion de projet et résolution de problèmes.
Iron Traq, c’est aussi une aventure humaine. Certains étudiants découvrent même de nouvelles passions, que ce soit en marketing, en conception ou en communication. C’est un projet qui les fait grandir, autant comme étudiants que comme futurs professionnels.
Contrairement à la majorité des équipes concurrentes, composées d’étudiants universitaires en ingénierie, les membres d’Iron Traq évoluent dans un contexte collégial. Un défi de taille, certes, mais qui devient une force grâce à leur esprit d’équipe et à l’accompagnement constant des enseignants. Ces derniers jouent un rôle clé en appuyant les étudiants tout au long du processus.
L’ampleur de la compétition donne le ton : l’an dernier, 22 universités canadiennes et américaines étaient inscrites. Du côté canadien, des établissements comme l’Université Laval, l’Université McGill, l’Université de Guelph et l’Université de la Saskatchewan étaient au rendez-vous. Dans ce contexte relevé, l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec faisait figure d’exception en étant l’unique collège participant – une réalité qui rend chaque avancée encore plus significative pour l’équipe.
Les défis sont nombreux, notamment sur le plan financier. Avec un budget d’environ 22 000 $, l’équipe doit redoubler d’efforts pour mener le projet à terme. Plusieurs activités de financement organisées par les étudiants ont permis d’amasser une partie des fonds nécessaires, et Iron Traq peut également compter sur une précieuse contribution de commanditaires qui croient au projet.
Cette année, le dévoilement officiel du mini-tracteur aura lieu le 25 mai, et l’équipe prendra la route dès le lendemain, portée par des mois de travail et de détermination. Sur place, l’événement s’échelonnera sur trois jours intenses.
En un an seulement, Iron Traq a su se dépasser et poser les bases d’un projet durable. Plus qu’une équipe de conception de mini-tracteur, c’est une famille qui se construit autour d’un objectif partagé. Bien sûr, l’ambition de remporter la compétition est bien présente. Mais pour les membres de l’équipe, l’essentiel se trouve ailleurs : dans le chemin parcouru, les compétences développées et le sentiment d’accomplissement.
Et si la victoire est un objectif, l’expérience, elle, est déjà une réussite.
Cet article a d’abord été publié dans la Terre de chez nous du 8 mai 2026
*Sur la photo du haut : On reconnaît l’équipe Iron Traq et les enseignants qui leur ont permis de participer à la compétition en 2025.
Elyane Plante, étudiante en Technologie du génie agromécanique (TGA), campus de Saint-Hyacinthe